Votre maison présente une buée persistante sur les fenêtres, des moisissures apparaissent dans les angles des murs et vous subissez une terrible odeur de renfermé ? L’automne et l’humidité sont déjà de retour et votre logement devient désagréable à vivre malgré vos efforts. Ne parlons pas de la facture de chauffage… L’humidité est un problème fréquent dans les maisons du nord de la France et la métropole lilloise n’y échappe pas. C’est souvent une ventilation insuffisante qui engendre ces désagréments et dégrade votre qualité de vie. Mais attention, l’humidité peut aussi provenir d’infiltrations ou de remontées capillaires ! Lors d’une rénovation, une meilleure isolation et des fenêtres neuves modifient la circulation de l’air dans le logement : il devient indispensable de prévoir un système de ventilation adapté. Cela peut-être la solution pour régler les soucis d’humidité de votre logement ! VMC simple flux, double flux ou ventilation par insufflation : nous passons en revue les différentes techniques, leur fonctionnement et leurs contraintes.
Humidité constante dans une maison ancienne : d’où vient-elle ?
Avant d’envisager des travaux, il faut comprendre d’où vient cette humidité. Une cave qui prend l’eau et une salle de bains constamment embuée ne demandent évidemment pas le même traitement.
La condensation apparaît lorsque l’air chargé de vapeur d’eau rencontre une surface froide. Les vitres, les angles des murs et les espaces derrière les meubles sont les plus exposés. Dans les pièces humides comme la salle de bain ou la cuisine, les douches et la cuisson produisent de l’humidité, mais notre simple respiration aussi. Dans une chambre occupée toute la nuit, une ventilation insuffisante peut ainsi favoriser les moisissures.
Les infiltrations proviennent d’une entrée d’eau dans le bâtiment. Une toiture défectueuse, des joints abîmés ou une façade dégradée peuvent être en cause. Dans les caves des maisons anciennes, l’eau peut aussi traverser des parois devenues insuffisamment étanches avec les années (les « cuvelages » prévus à cet effet peuvent perdre de leur efficacité avec le temps).
Les remontées capillaires, enfin, sont dues à l’humidité du sol qui remonte dans les matériaux des murs.
Plusieurs problèmes peuvent malheureusement se cumuler. Un diagnostic sur place permet de cibler les travaux utiles, sans installer un équipement qui laisserait la cause principale intacte.
VMC simple flux, double flux, insufflation : comment fonctionnent ces systèmes ?
La VMC simple flux
Avec une VMC simple flux, l’air suit un parcours à travers le logement. Il entre dans le séjour et les chambres, puis rejoint les pièces où il se charge davantage d’humidité. Les bouches d’extraction, installées dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes, l’aspirent vers un caisson. Celui-ci le rejette ensuite à l’extérieur grâce à un réseau de gaines.
Les entrées d’air se trouvent sur les fenêtres : ce sont des ouvertures pratiquées dans les menuiseries, posées en « applique » ou en « mortaise ». Il faut donc les prévoir dès le remplacement des menuiseries. Elles laissent entrer un faible débit d’air, calibré pour renouveler l’air sans refroidir la pièce et sans elles le logement ne peut pas tout simplement pas s’assainir.
Il existe deux versions de la VMC simple flux :
- La VMC autoréglable, qui assure un débit relativement constant ;
- La VMC hygroréglable, qui adapte l’extraction au taux d’humidité. Après une douche, par exemple, elle aspire davantage d’air pour évacuer la vapeur d’eau.
La VMC hygroréglable existe elle-même en deux types :
- Le type A : seules les bouches d’extraction adaptent leur débit à l’humidité. Les entrées d’air, généralement placées sur les fenêtres, restent autoréglables : elles ne réagissent pas au taux d’humidité ;
- Le type B : les bouches d’extraction et les entrées d’air s’adaptent toutes les deux à l’humidité. Le système ajuste donc l’air qui entre et celui qui sort du logement.
La VMC simple flux demande de la place pour les gaines et le caisson, souvent installé dans les combles. Son principal inconvénient est qu’une petite partie de la chaleur s’échappe avec l’air extrait.
La VMC double flux
En hiver, rejeter l’air intérieur revient aussi à laisser partir de la chaleur payée sur votre facture de chauffage… La VMC double flux, elle, en récupère une partie avant d’évacuer l’air.
Elle utilise deux réseaux : l’un apporte l’air neuf dans les pièces de vie, l’autre extrait l’air des pièces de service. Entre les deux, un échangeur transmet la chaleur de l’air sortant à l’air entrant, sans les mélanger. L’air neuf est filtré au passage. En contrepartie, cette installation prend plus de place.
Vous prévoyez de reprendre les plafonds et l’isolation dans le cadre d’une rénovation globale ? C’est le bon moment pour étudier cette solution. Les conduits pourront être intégrés avant les finitions, avec un accès au caisson pour l’entretien.
La ventilation par insufflation
Moins connue mais tout aussi efficace, la ventilation par insufflation introduit mécaniquement de l’air extérieur dans le logement. Cet air passe par des filtres et, selon l’appareil, peut être préchauffé par une résistance électrique. L’arrivée d’air crée une légère surpression. L’air intérieur, chargé d’humidité et de polluants (comme les COV), est alors évacué par les sorties prévues.
La filtration de l’air entrant est l’un des points forts de ce système. Elle apporte un air sain, renouvelé rapidement. Comme pour tous les systèmes, un entretien annuel est nécessaire.

Quelle ventilation pour une maison de la métropole lilloise ?
Dans une maison des années 1930, les possibilités d’installation varient d’une pièce à l’autre. Les combles peuvent être accessibles, tandis qu’une salle de bains aménagée dans une extension reste difficile à raccorder.
Le choix sera donc parfois imposé par la configuration de votre logement. Nos spécialistes vous conseilleront sur l’emplacement et le type d’installation possible.
Dans une maison possédant des combles, l’installation est souvent plus facile à intégrer. En leur absence, un faux plafond ou un coffrage peut offrir un passage, à condition de préserver suffisamment de hauteur.
Pas de réseau de gaines possible : la ventilation mécanique répartie
Si un réseau de ventilation centralisé ne peut pas être installé, la ventilation mécanique répartie, ou VMR, reste une possibilité.
Des extracteurs individuels sont alors installés dans les pièces de service. Les modèles récents sont discrets et ne font presque pas de bruit !
Une ventilation par insufflation avec un caisson mural peut aussi être envisagée dans certaines configurations sans combles. Sa pertinence dépend de la circulation de l’air et des sorties disponibles.
Enfin, dans une maison comme dans un appartement, le dimensionnement du système doit tenir compte du nombre d’occupants et de l’usage des pièces.
Combien coûte une ventilation en rénovation ?
L’investissement initial dépend du prix de l’appareil et du système choisi. Mais encore une fois, le coût de fonctionnement peut peser dans le choix à long terme. Pour comparer les solutions, il faut aussi regarder les travaux nécessaires à l’installation : le raccordement électrique, les gaines à faire passer, les éventuels coffrages pour les cacher…
Une VMC simple flux est généralement moins coûteuse à installer qu’une double flux. Pour une ventilation par insufflation, le budget peut atteindre 6 000 euros pour les modèles les plus performants. Ce montant reste bien sûr une estimation et dépend de la configuration de votre logement et du système choisi.
Il faut aussi tenir compte des dépenses de fonctionnement et d’entretien, mais une ventilation efficace garde le logement sain et vous fait aussi réaliser de belles économies de chauffage. Pensez enfin à vérifier les aides éventuelles selon l’équipement et les travaux associés, avant tout engagement.
Lors d’une rénovation, les travaux doivent être pensés autour de la ventilation, car une bonne aération est la garantie d’un air sain pour votre logement. Avec une isolation renforcée et des fenêtres neuves, le renouvellement naturel de nos logements toujours plus étanches disparaît : sans ventilation, l’humidité reste piégée et ce sont d’abord les murs, puis la santé des occupants, qui en pâtissent. La Maison des Travaux, agence de Lille-Nord, vous met en relation avec des artisans qualifiés, qui étudient votre logement et chiffrent précisément les interventions nécessaires. Une bonne ventilation fait partie des travaux qui optimisent la performance énergétique de votre logement!
